L. Reybaud

Élements biographiques

L. Reybaud,  Revue des Deux Mondes

“ Tous les rêves odieux ou ridicules échos au sein de quelques sectes prétendaient à l’empire, et demandaient, la menace à la bouche, qu’on les mît à l’essai. Tel est le spectacle où le regard de M. John Stuart Mill s’est troublé ; tel est l’écueil où a échoué son jugement, d’ailleurs si sûr. De là cette bienveillance pour le communisme et ces illusions sur le principe d’association, dans lesquels il faut moins voir une opinion sérieuse et spontanément émise qu’un moyen de se faire écouter et une concession faite aux préoccupations d’une époque. ”
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L. Reybaud,  Revue des Deux Mondes

“ Comment fixer le moment précis où une industrie a acquis une force suffisante pour la lutte et peut sans inconvénient passer d’un régime de faveur à un régime de liberté ? Attendre des industries elles-mêmes la déclaration sincère de leur force et un acquiescement à un changement d’état est une illusion qui n’est pas permise lorsqu’on a quelque expérience des faits. Les industries ne souffrent pas qu’on les trouble dans leurs habitudes, et s’alarment de tout ce qui a le caractère d’une nouveauté. ”
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L. Reybaud,  Revue des Deux Mondes

“ Les hommes auxquels l’empire appartenait semblaient avoir condamné le salaire comme incompatible avec les temps nouveaux. Au lieu d’y voir ce qu’il est en effet, la part naturelle de l’ouvrier, déterminée par le prix même des choses, dominée d’ailleurs par la grande loi de l’industrie, la concurrence, ils ne voulaient y reconnaître qu’un mode de rétribution arbitraire, humiliant, oppressif, bien inférieur au service rendu, hors de proportion surtout avec les bénéfices qui en résultent pour l’entrepreneur. ”
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