Marquis Gaston de Chaumont

Élements biographiques

Marquis Gaston de Chaumont Le jardin des glaciers. Premières fleurs… (1844)

« Doux lys de candeur, elle ignore La vie et ses déceptions; Son cœur naïf est vierge encore De désirs et de passions. »
« Hélas ! je n'ai pas le courage De frapper un coup si fatal!
Si belle !. si jeune !.. si sage !..
Je pleure. oh! cela me fait mal. »
Mais l'Ange de vie : « O mon frère, Frappe ! c'est un coup précieux; Ange elle était sur cette terre , Ange elle sera dans les cieux. »
« Eh! quoi ! les yeux versent des larmes.
Ne retarde pas son bonheur !
La terre est un séjour d'alarmes.
La mort seule rend au Seigneur! »
Source : Gallica

Marquis Gaston de Chaumont Le jardin des glaciers. Premières fleurs… (1844)

Voilà le beau séjour où mon âme s'élance !
Non là ne règnent plus la foi ni l'espérance, Mais l'amour seul! — l'espoir suppose la douleur!
L'amour dans notre sein, comme un torrent immense De ses flots éternels chassant toute souffrance
Coule sans laisser vide une fibre du cœur!
La foi? qu'importe au ciel? environnés de gloire
Nul sophisme menteur ne peut nous alarmer !
Des doutes d'ici-bas abhorrant la mémoire
L'amour seul nous convainc : au ciel, aimer c'est croire Et croire c'est aimer !
Aimer !. et le pouvoir exprimer ! le poète Vainement en ces lieux sent une voix secrète
Source : Gallica

Marquis Gaston de Chaumont Le jardin des glaciers. Premières fleurs… (1844)

Dieu seul l'inspire, Dieu fait descendre en son cœur, De ses chants cadencés l'ineffable langueur !
Dieu!. voilà son secret! c'est le livre sublime Qui parle à son esprit au fond de cet abîme, Où sans lui, le mortel privé de tout rayon, N'aurait devant ses yeux qu'un obscur horizon !
Oui, toute poésie est en son origine Une fille du ciel; muse chaste et divine, Le poète la cherche au radieux séjour De ce Dieu qui d'un mot fit la nuit et le jour!.
AU DÉCLIN DU JOUR.
Mon corps est sur la terre et mon âme est aux cieux!
Source : Gallica

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