Ruelle

Élements biographiques

Ruelle Réponse à MM. Bergasse et Barruel et à tous les anticonstitutionnels… (1814)

Il est vrai, que ce n'est pas l'autorité, la souveraineté gouvernante, car comme vous dites, elle n'existe pas, et a besoin de s'établir ; mais c'est l'autorité et la souveraineté ayant droit de choisir un gouvernant, et c'est elle qui médite de s'unir en corps de nation , et use de ce droit en nommant un chef; or, quel nom prétendez-vous donner à cet acte libre, qu'ils exercent en élisant un chef, dont vous convenez vous-même qu'ils ont besoin , car il n'existe pas encore, puisqu'au contraire, vous dites qu'il n'existe rien autre chose qu'un multitude méditante, et un besoin
Source : Gallica

Ruelle Pair ou non (1814)

N'est-il pas évident qu'il veut la prolonger, quand il propose de diviser le corps législatif par une chambre de pairs, et que cependant il n'ignore pas que c'est précisément contre la noblesse que la nation s'est déchainée avec le plus de violence ?
Eh bien ! s'il persiste à vouloir des pairs, comme il est très-certain que la nation s'obstinera de son côté à n'en pas vouloir, on peut prédire que cette lutte
de pair ou non sera beaucoup plus sérieuse pour la noblesse que ce qu'elle a éprouvé au commencement de la révolution.
Source : Gallica

Ruelle Réponse à MM. Bergasse et Barruel et à tous les anticonstitutionnels… (1814)

Je veux bien ne rien dire ici de cette autre absurdité qu'il y aurait à vouloir que cette multitude qu'on appelle nation, ce peuple des provinces, des campagnes, des villes, des faubourgs, riches, pauvres, savans, ignorans, magistrats, savetiers , mendians, aient chacun pour devoir de veiller pour le salut public, et pour droit, de commander, d'être obéis, d'opiner sur tout ce qui intéresse la chose publique.
Source : Gallica

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