Édouard Delpit

Élements biographiques

Édouard Delpit,  Les fils du siècle (1886)

“ Oscar, Marianne?... hélas !... Je n'avais que Dinah, Dinah est morte. Et je suis resté seul, à la force de l'âge, avec une réserve d'inépuisable tendresse. Tu es venue, toi dont la grâce était déjà la fête de mes yeux, tu es venue peupler ma maison. Tu l'as transformée en un foyer béni. Tes vertus et tes charmes m'enveloppaient. Je goûtais enfin ce bonheur tant de fois rêvé, qui m'avait toujours fui. Veux-tu me l'enlever, Ariette? Oh ! ne me replonge pas dans le désenchantement, le mépris de l'humanité, la haine de la vie. ”
Source : Gallica

Édouard Delpit,  Les fils du siècle (1886)

“ Vous ne voulez pas que je me marie; vous refusez à Sylvanie de me laisser vivré à Saint-Urceil, et vous prétendez me garder ici malgré moi ; vous êtes donc un tyran? Libre à vous. Libre à moi de n'être pas esclave. Je veux aller au couvent, j'irai.
— Arlette !... supplia Michel. Comme tu reconnais mal ma tendresse ! Comme te voici changée un peu d'instants! Ne le comprends-tu pas, j'ai besoin de toi. Je suis malheureux, Ariette,'"je l'ai toujours été. L'amour, la famille, le repos du cœur, je n'ai rien eu. Ma vie n'a été qu'une longue suite de désillusions. L'or, la célébrité, oh ! oui !
”
Source : Gallica

Édouard Delpit,  Les fils du siècle (1886)

“ Comme tante Lucie ! Grand-père, comment se fait-il alors que tu ne pries pas? Il y a des hommes qui prient. Tiens, Lionel, par exemple.
Encore celui-là!... Faudrait-il le retrouver toujours, partout, jusque sur les lèvres, jusque dans le cœur de Dinah? Michel perdit patience, fulminant de telle sorte contre les idées de l'enfant, qu'elles fussent séchées dans le germe et que ces rêveries ne la tentassent plus. Elle courba le front sous l'orage. Ce déchaînement de haine pour payer
tout l'amour divin qu'elle avait si bien compris la confondait.
”
Source : Gallica

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