Édouard Delpit, Les fils du siècle (1886)
“ Vous ne voulez pas que je me marie; vous refusez à Sylvanie de me laisser vivré à Saint-Urceil, et vous prétendez me garder ici malgré moi ; vous êtes donc un tyran? Libre à vous. Libre à moi de n'être pas esclave. Je veux aller au couvent, j'irai. — Arlette !... supplia Michel. Comme tu reconnais mal ma tendresse ! Comme te voici changée un peu d'instants! Ne le comprends-tu pas, j'ai besoin de toi. Je suis malheureux, Ariette,'"je l'ai toujours été. L'amour, la famille, le repos du cœur, je n'ai rien eu. Ma vie n'a été qu'une longue suite de désillusions. L'or, la célébrité, oh ! oui ! ”
