Résumé

A la mémoire de M. Raymond Froment… (1880)

Raymond Froment, vous nous manquez, et votre absence a jeté le deuil dans nos cœurs !
Nos instruments, muets depuis de longs mois, disaient assez notre tristesse ; nous avons repris nos chants pour cette réunion de famille, avec la pensée que du haut du Ciel vous encourageriez nos efforts, car votre souvenir est toujours au milieu de nous !
Cette harmonie que nous venons d'entendre est votre œuvre : l'exécution en est due à des élèves de choix, que vous avez formées avec votre pieuse douceur, votre patiente persévérance et votre beau talent.
Source : Gallica

A la mémoire de M. Raymond Froment… (1880)

Il est presque inutile de raconter l'histoire bien simple de l'artiste si éminent auquel notre cœur, depuis nos plus jeunes années, est resté si profondément et si étroitement uni ; sa vie tout entière s'est passée au milieu de ses amis ; chacun sait ici que Raymond Froment, dont le cœur si bien né avait pu se développer, dans l'enfance, au contact de ses affections de famille, entra encore jeune à la maîtrise métropolitaine de Toulouse, cette bien chère et sainte maison, dont les souvenirs étaient, pour lui-même et ses amis, un sujet d'inépuisables jouissances.
Source : Gallica

A la mémoire de M. Raymond Froment… (1880)

Calme et résigné devant les plus cruelles souffrances, Raymond Froment est mort comme il avait vécu, en vrai chrétien des temps anciens.
Aujourd'hui, il reste à ceux qui veulent suivre la grande voie de l'art un rare exemple; à nous tous, un bien cher et doux souvenir. Cette affection, ce souvenir seront fidèlement gardés pour cet artiste privilégié qui, puisant aux sources les plus pures de l'harmonie, fit de ses accords une constante prière, et, tout en charmant les oreilles, travailla toujours à élever les cœurs.
Source : Gallica

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