Résumé

Adrien Prax-Paris La situation des partis en face des élections… (1876)

L'orléanisme n'est pas un principe; il est la négation même du principe monarchique représenté par le comte de Chambord. Il n'a été qu'une usurpation; un accident parlementaire, sans autre base qu'une majorité de députés, auxquels leur mandat restreint et législatif ne donnait aucun pouvoir constituant.
Aujourd'hui sur quel droit s'appuierait l'orléanisme ? Sur le droit monarchique pur comme le comte de Chambord ? Qu'il le dise, et alors qu'il arbore le drapeau blanc. Sur la souveraineté nationale? Le suffrage universel étant donné, il aurait à s'adresser à la nation.
Source : Gallica

Adrien Prax-Paris La situation des partis en face des élections… (1876)

Il en est une seule à nos yeux : c'est la dynastie des Napoléons. Issue des entrailles mêmes du peuple, elle incarne ce peuple ; sortie de la Révolution de 89 qu'elle a contenue, finie, réglée, et dont elle a déposé les grands principes dans nos institutions politiques et civiles, elle apparaît à tous comme la sauvegarde et la garantie la plus sûre de ses conquêtes.
Son droit, elle le puise dans le droit national lui-même ; loin de méconnaître la souveraineté nationale, c'est à elle, c'est au suffrage universel agissant directement qu'elle demande sa restauration.
Source : Gallica

Adrien Prax-Paris La situation des partis en face des élections… (1876)

Si 8 millions d'électeurs ne peuvent pas déléguer un pouvoir héréditaire, comment admettre l'hérédité du comte de Chambord ou des princes d'Orléans? Légitimistes et orléanistes oublient trop que l'élection est leur origine comme celle des Napoléons, et qu'en contestant l'hérédité à l'Empire, ils la contestent à leurs rois.
Cette affirmation qu'une génération ne peut lier l'avenir, aboutit à la révolution permanente, à la révocabilité constante du chef de l'Etat.
Source : Gallica

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