Résumé

Portrait de Albert Cim Albert Cim,  Le Voleur illustré

“ Mais il n’y a personne à Bar qu’en ait bu autant que moi... autant que Césarin !... Personne ! V’là ce que vous pourrez affirmer sans crainte partout, mes enfants, quand vous rentrerez dans vos foyers !... »
Des mots de lui, d’amusantes ou impertinentes et cinglantes reparties, c’est par milliers qu’on en pourrait citer.
« Vous dites que je suis soûl, m’sieu Colignard ? C’est bien possible ! Mais Césarin n’est pas comme vous, lui ; il aime mieux être soûl que d’être bête : ça dure moins longtemps. »
”
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Portrait de Albert Cim Albert Cim,  Le Voleur illustré

“ « Hé, Césarin !... Où vas-tu donc, Césarin ?... Tu trouves donc qu’il commence à faire froid ? etc. » — aucune riposte ne sortait de sa bouche ; il avait rabattu sa casquette sur son front, et,
L’œil morne maintenant et la bête baissée,
il marchait tout honteux entre les deux gendarmes, les mains sous sa blouse, — comme un voleur !
De prime abord, M. Richard, le gardien-chef, ne le reconnut pas. Il essaya de le réconforter, de lui remonter le moral.
— Voyons, Césarin, ne te désole pas. Si tu es innocent, comme tu l’affirmes, on te relâchera...
”
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Portrait de Albert Cim Albert Cim,  Le Voleur illustré

“ Le lendemain, redevenu maître de lui, calme et dispos, Césarin recevait avis des soupçons qui pesaient sur lui, de l’infamante accusation portée par Mme Lefèvre. Il protesta, jura ses grands dieux qu’il y avait erreur, qu’il était innocent, cria, s’emporta, se débattit comme un diable. M. le commissaire, devant les déclarations des détaillants de Marbot, qui — indice grave — avaient vu entre les mains de Césarin plusieurs pièces blanches, avertit le procureur de la République et fit prendre au pauvre vieux le chemin qu’il connaissait si bien, le chemin de la prison de la Ville-Haute. ”
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