Résumé

Portrait de Alfred Talandier Alfred Talandier A propos d'une polémique récente… (1854)

Vos amis, ditesvous, sont parmi les morts. Mais ces morts ont vécu ; ne les aimeriezvous plus, si vous les retrouviez vivants ? Moi aussi, Coeurderoy, j'ai des amis parmi les morts. Celui que j'ai le plus aimé, DussoubsGaston, le compagnon d'étude, de révolution, de prison, de liberté, une amitié sans nuages pendant quinze ans : j'aurais voulu être mort avec lui, si l'amitié était tout l'homme, et si d'autres voix saintes aussi ne s'étaient élevées dans mon coeur contre ce désir féroce.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Talandier Alfred Talandier A propos d'une polémique récente… (1854)

Loin de moi la pensée qu'il ne faille pasaussi combattre la tyrannie extérieurement à soi et dans toutes ses manifestations. Il ne suffit pas d'être libre dans son for intérieur ; il faut être libre aussi dans sa parole et dans ses actes. Si la liberté de parole et d'action ne suivait pas la liberté de pensée, celle-ci, pareille à la liberté morale du prisonnier, resterait stérile. Mais il est vrai que la pensée et la volonté devant nécessairement précéder l'action, nul ne saurait être libre, qui n'est pas libre d'abord dans sa conscience.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Talandier Alfred Talandier A propos d'une polémique récente… (1854)

Pierre Leroux et nous, ses amis de l'Union Socialiste, savons seuls ce que nous a valu de peines et de discussions la répugnance de notre cher philosophe à entreprendre une action politique sur le monde. A l'apôtre de la science et de l'amour, qui n'oppose au despotisme que la force de l'idée et la puissance invincible du martyre, il serait par trop fort de reprocher l'aspiration à la tyrannie.
Mais Louis Blanc ! ah ! oui : Louis Blanc est du monde. Proudhon ne l'a pas tué. Il vit ; et en exil où d'autres ont tant perdu, beaucoup disent qu'il a gagné.
Source : Gallica

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