Amédée Pommier

Résumé

Amédée Pommier Revue des Deux Mondes

Faire une charge à fond sur les auteurs sans style,
Sur la littérature infime et mercantile.
Chauds encore du courroux dont vous avez frémi,
Attaquez bravement ce nouvel ennemi.
Au roman-feuilleton quand vous livrez bataille,
Ne jugez pas sa force en raison de sa taille,
Et que de l’art français ce fils adultérin,
Par vos coups abattu, reste sur le terrain.
La justice est pour vous, le bon goût vous seconde.
Source : Wikisource

Amédée Pommier Revue des Deux Mondes

De ce style ampoulé,
Dans un moule banal grossièrement coulé,
De ces tableaux communs, de ces pauvres idées,
S’entassant pêle-mêle, ou gauchement soudées ;
De cet échafaudage à grands frais s’élevant,
Pour faire une baraque à choir au premier vent ?
Sans doute on est froissé de voir des rhapsodies
À titre de chefs-d’œuvre en tous lieux applaudies,
De voir tel barbouilleur vendu cher, illustré,
Quand plus d’un vrai talent de sa gloire est frustré.
Le roman-feuilleton nous traque nous opprime
Source : Wikisource

Amédée Pommier Revue des Deux Mondes

Moi, loyal ouvrier, obscur et pauvre artiste.
N’est-ce pas une honte, en effet, de les voir
Au probe travailleur enlever tout espoir,
Avec leur lourd fatras, leur style d’antichambre,
Occuper le lecteur de janvier à décembre,
Et troubler, à l’égard des grands évènemens,
Le public de Paris et des départemens ?
Le roman n’est pas né, que déjà l’on fait rage,
Et pour lui s’organise un vaste compérage.
On le prône à l’état de germe, de foetus ;
On chauffe les esprits
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature