Résumé

Avis à MM. les électeurs ; par un habitant de Mende (1834)

N'est-ce pas un mensonge, une sorte de faux, une de ces armes qu'un honnête homme rougit d'employer ?
Veulent-ils au contraire une constitution plus aristocratique , ou plus monarchique, mais qu'ils songent que la Charte de 1830 n'est guère autre chose que celle présentée en 1814 par le Sénat à Louis XVIII, et que ce monarque rejeta ; qu'ils songent que la constitution que la Chambre des représentans des cent jours légua au courage de la génération future était absolument semblable. D'où il résulte que notre constitution, mauvaise ou bonne, est à peu près la seule qui nous convienne.
Source : Gallica

Avis à MM. les électeurs ; par un habitant de Mende (1834)

On oubliait que cette monarchie avait subi vingtdeux années d'exil ; que le trône qui l'avait remplacée avait par trois fois ébranlé le monde dans sa chute ; que l'Europe lui avait été soumise ; qu'à la seconde restauration, le nouveau Roi s'était, pendant quatre ans, appuyé sur les baïonnettes étrangères, et que ce n'était qu'après cette époque, qu'il avait pu se créer une armée nationale.
Source : Gallica

Avis à MM. les électeurs ; par un habitant de Mende (1834)

Ou doit-on choisir des hommes qui appuyaient les doctrines aristocratiques de la restauration et qui aujourd'hui se sont jetés dans la démagogie ? Ne serait-il pas nécessaire de demander à ces derniers qu'elle est leur véritable opinion ? La chose est nécessaire, des plaies graves déchirent notre Patrie, il faut les cicatriser, et il serait dangereux de nommer des hommes qui ne seraient propres qu'à les enflammer par d'imprudens remèdes.
Source : Gallica

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