Résumé

Catholique républicain : à messieurs de la majorité de la Chambre législative à Versailles (1878)

Pour commencer, je vous avouerai en toute franchise que je n'ai jamais pu faire entrer dans ma mauvaise tête qu'il y ait quelque part, sur notre planète, ce que l'on appelle une royauté de droit divin. Que Dieu ait déposé entre les mains de l'homme un pouvoir qui lui assure la libre direction de la famille dont il est le chef naturel, rien ne me parait plus raisonnable. Que le divin fondateur de l'Eglise universelle ait, en montant au ciel, délégué à ses représentants sur la terre le rayonnement de son pouvoir spirituel, rien encore de plus compréhensible.
Source : Gallica

Catholique républicain : à messieurs de la majorité de la Chambre législative à Versailles (1878)

Le catholicisme ne répudie pas la République, parce qu'il n'est pas incompatible avec elle. S'il y avait incompatibilité entre la République et le catholicisme, c'est, sans doute, parce que celui-ci serait essentiellement lié à telle ou telle forme de gouvernement. Or rien n'est plus faux. Tout au contraire, l'essence du catholicisme, comme du reste de toute religion, consiste dans son indépendance absolue de tout système politique.
Source : Gallica

Catholique républicain : à messieurs de la majorité de la Chambre législative à Versailles (1878)

Le catholicisme est divin à son origine : vous l'avez dit en beaucoup meilleurs termes que moi. Il a été fait essentiellement spirituel et placé en dehors des influences de ce monde ; de telle sorte, que si jamais il venait à tomber au niveau d'une institution humaine, il perdrait sa vitalité et ne serait plus propre à la fin pour laquelle Dieu l'a fondé. D'un autre côté, en établissant son Eglise, Dieu l'a faite immortelle. Elle doit durer tant qu'il y aura des hommes à racheter, c'est-àdire jusqu'à la consommation des siècles.
Source : Gallica

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