Résumé

Jacques Alfred Folloppe La révolution : son principe, ses conséquences (1880)

Deux amours ont bâti deux cités : l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu, la cité de la terre; l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi, la cité de Dieu. L'une se glorifie en soi, et l'autre dans le Seigneur. L'une demande sa gloire aux hommes; l'autre met sa gloire la plus chère en Dieu, témoin de sa conscience. L'une, dans l'orgueil de sa gloire, marche la tête haute; l'autre dit à son Dieu : Vous êtes ma gloire, et c'est vous qui élevez ma tête. Celle-là, dans ses chefs, dans ses victoires sur les autres nations qu'elle dompte, se laisse dominer par la passion de dominer.
Source : Gallica

Jacques Alfred Folloppe La révolution : son principe, ses conséquences (1880)

Vous le voyez, Messieurs, hors de l'Église catholique il n'y a pas plus de liberté ni d'autorité que de salut. L'expérience est faite. Sans l'Église, l'État et le citoyen sont en équilibre instable ; le pouvoir, comme un pendule suspendu à un fil, oscille, à tout souffle, entre la faiblesse et la tyrannie, tandis que le sujet va titubant, comme un homme ivre, de la révolte contre l'exercice légitime du pouvoir à la servilité pour le joug illégitime
(1) , Satan est le singe de Dieu (Tertullien) . Il est juste qu'il fasse de ses adeptes le singe des singes.
Source : Gallica

Jacques Alfred Folloppe La révolution : son principe, ses conséquences (1880)

La liberté dont nous voulons, c'est la liberté dans la justice et dans la vérité, cette liberté promise par le Christ, lorsqu'il a dit : « la vérité vous rendra libres ; » liberté des enfants de Dieu, liberté à l'égard de la chair et du sang pour se donner plus entièrement à Dieu et à son prochain. C'est celle dont le Père Faber disait : « La liberté et le détachement sont une seule et même chose, l'homme qui n'a pas d'attaches est libre, et nul autre que lui ne l'est véritablement. » Mais cette liberté horripile nos maîtres.
Source : Gallica

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