Charles Asselineau,
La Double Vie : nouvelles
“ Une amitié, un amour, une haine, voilà le triple complément de toute vie. J’avais une maîtresse, un ami, un ennemi : mon ami, mon bon, mon blond Schmidt, le peintre ; ma maîtresse, la baronne Lydie, une coquette ; mon ennemi, le pianiste Gatien, un plat et méchant animal. Après cela, si vous vous attendez à une histoire d’amour, un amour ordinaire surtout, vous avez tort. Entre nous, l’amour ne tient réellement place dans la vie qu’en raison des sentiments étrangers qu’il fait naître. Pour moi, du jour où j’aimai Lydie, elle me donna pour rival et pour ennemi le musicien Gatien. ”
