Résumé

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Mémoire sur un buste de bronze du musée du Louvre (1851)

La couronne de laurier est commune aux deux portraits d'Apollonius; mais cet ornement, qui est isolé sur le contorniate, se combine sur le buste avec une mitra d'une forme particulière, et dont nous devrons bientôt rechercher le sens et l'origine.
Faisons d'abord remarquer que la couronne n'est pas seulement l'attribut du sacrificateur, mais encore celui de la divinité à laquelle on sacrifie, et cela par suite de l'habitude qu'avaient les anciens d'adopter dans leur costume les symboles des dieux en l'honneur desquels ils célébraient les cérémonies sacrées.
Source : Gallica

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Mémoire sur un buste de bronze du musée du Louvre (1851)

La disproportion choquante qui existe entre la tête du philosophe et la main qui s'allonge en dehors de son manteau, suffit pour justifier cette observation. Néanmoins, si l'on compare le profil gravé sur le contorniate avec celui que fournit le dessin de notre buste, on est frappé de la conformité qui existe entre ces deux portraits, quant aux points les plus essentiels.
Source : Gallica

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Mémoire sur un buste de bronze du musée du Louvre (1851)

La couronne, dit-il, convient à la tête d'Apollonius de Tyanes, comme un ornement propre à ceux qui célébraient les sacrifices. Apollonius pratiquait scrupuleusement ces actes de piété pendant sa - vie, et en avait fait le sujet de quelques ouvrages qui lui survécurent. Si les feuilles qui composent cette couronne sont celles du laurier, elle pourrait avoir rapport à la qualité de prophète
ou de devin qu'on reconnaissait dans le pythagoricien de Tyanes.
Source : Gallica

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