Résumé

Colonie de Madagascar et dépendances… (1909)

Nous ne savions pas alors que la main de la France frappe sévèrement ceux qui sont contre elle. Nous étions un peuple conquis à cette époque et quel est celui d'entre nous qui n'a pas pensé que ce pays allait être traité sans égard. Cependant nous avons vu de nos propres yeux que depuis cette époque jusqu'à ce jour, la France ne nous traite comme des gens conquis mais comme ses enfants adoptifs. Ce qu'elle fait pour nous est dicté par la liberté, l'égalité et la fraternité. Je crois que c'est un bonheur pour nous d'avoir été conquis par la France. Vive la France!
Source : Gallica

Colonie de Madagascar et dépendances… (1909)

Ils ont compris et ils ont dit que la naturalisation devait être un fait individuel, que des conditions devaient être mises à son obtention, que la naturalisation ne pouvait être accordée en masse,, sans distinction, sans examen, à tout homme né sur le sol de Madagascar.
La naturalisation, c'est-à-dire l'attribution de tous les droits appartenant au citoyen français, les droits politiques comme les droits civils, ne peut s'accorder, raisonnablement, qu'à ceux en état d'user de ces droits dans la forme où en use la moyenne des Français de naissance.
Source : Gallica

Colonie de Madagascar et dépendances… (1909)

Enfin, Monsieur le Gouverneur Général, je tiens à vous dire que les heureux qui mériteront l'insigne faveur de devenir citoyens français comprendront les devoirs qui leur incomberont de ce fait, les malgaches savent, et le rôle de ceux d'entre nous qui sont plus instruits est de faire comprendre à ceux qui l'ignoreraient, que la naturalisation ne donne pas seulement des droits et des privilèges, qu'elle ne constitue pas la pure assimilation d'un indigène à un Français d'origine, mais, qu'elle implique aussi et surtout des obligations et des devoirs.
Source : Gallica

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