Edgard Rouard de Card

Résumé

Edgard Rouard de Card Étude sur la naturalisation en Algérie (1881)

La naturalisation produit ici ses effets ordinaires : elle confère la jouissance des droits civils et politiques à ceux qui l'obtiennent : Mais les indigènes musulmans, en acceptant dans son ensemble la législation française, consentent tacitement à abandonner les dispositions de leurs coutumes nationales qui lui seraient contraires. Leur admission parmi les citoyens français entraîne nécessairement certains sacrifices. Ainsi du jour où ils sont naturalisés Français, ils ne peuvent plus, par exemple, épouser plusieurs femmes ou s'affranchir par leur seule volonté des liens du mariage.
Source : Gallica

Edgard Rouard de Card Étude sur la naturalisation en Algérie (1881)

Dès lors le gouverneur général se trouvait réduit à prendre des décisions irrégulières, puisque les formes prescrites ne pouvaient plus être fidèlement observées'. Le décret du 24 octobre 1870 a donc été abrogé d'une façon virtuelle. Il faut du reste applaudir à ce résultat, car l'innovation tentée par le gouvernement de la Défense nationale n'était pas heureuse. La naturalisation permet à l'indigène musulman d'exercer, même dans la métropole, tous les droits civils et politiques ; elle doit pour cette seule considération être l'objet d'un décret présidentiel.
Source : Gallica

Edgard Rouard de Card Étude sur la naturalisation en Algérie (1881)

L'administration suit les règles qui étaient en vigueur avant 1870. Dans un document publié par le gouvernement civil de l'Algérie en 1879, nous lisons; « La qualité de citoyen français ne peut être obtenue « qu'à l'âge de vingt et un an accomplis.: elle est conférée par décret « rendu en Conseil d'État 2. » En outre, nous ne voyons, à aucune époque, le gouverneur général conférer par arrêtés la naturalisation.
Source : Gallica

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