Tribunal d'arbitrage

Définition et enjeux

Louis Renault,  Traité de droit commercial. Tome 1 (1889-1899)

“ Les avantages que peut présenter l'arbitrage avaient fait admettre par le Gode de commerce (art. 51 à 63) comme par l'Ordonnance de 1673 (titre IV, art. 9) , que les contestations entre associés dans une société de commerce seraient nécessairement jugées par des arbitres choisis par les parties ou, à défaut, par le tribunal de commerce. C'est là ce qu'on appelait l'arbitrage forcé par opposition à l'arbitrage volontaire qui ne peut résulter que d'un compromis. On a ainsi distingué jusqu'en 1856 l'arbitrage forcé et l'arbitrage volontaire. ”
Source : Gallica

Encyclopédie du droit ou Répertoire raisonné de législation et de jurisprudence en matière civile… (1836-1847)

“ Mais si la loi commerciale impose à des associés l'arbitrage forcé, c'est uniquement en ce sens, qu'elle leur interdit de recourir aux tribunaux ordinaires , et qu'à ces derniers elle substitue le tribunal arbitral ; elle n'enlève pas aux associés le droit, commun à tous les plaideurs, de recourir à l'arbitrage volontaire, en renonçant à la juridiction des arbitres forcés, comme à toute autre juridiction. S'ils veulent un tribunal proprement dit, ce sera nécessairement le tribunal des arbitres forcés ; s'ils préfèrent des arbitres volontaires, rien ne s'y oppose. ”
Source : Gallica

Gabriel Massé,  Le droit commercial dans ses rapports avec le droit des gens et le droit civil… (1874)

“ Mais de là il ne faut pas conclure que le conseil d'État et M. Merlin aient entendu dire que les juges ne seraient plus que des arbitres. Les juges dont, par un consentement tacite, on proroge la juridiction, et à l'arbitrage desquels on se soumet, conservent leur caractère public et leur autorité : c'est le tribunal qui devient arbitre, et non pas les hommes qui le composent. ”
Source : Gallica

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