A. de Fontmichel

Résumé

A. de Fontmichel Revue des Deux Mondes

L’insalubrité de l’atmosphère vient encore de plusieurs causes physiques dont la plus évidente et la principale est la culture du riz. De toutes les races de couleur, le Malgache est le plus indolent : son bonheur est de rêver depuis le lever du soleil jusqu’au soir au bord des lacs, sous les arbres gigantesques. Ce n’est qu’avec une extrême répugnance qu’il se décide à jeter négligemment un peu de riz sur une terre bourbeuse pour récolter de quoi satisfaire à ses besoins les plus urgens.
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A. de Fontmichel Revue des Deux Mondes

Quand on songe que l’on est réduit à puiser les connaissances qui se rapportent au culte de ces peuples enfans dans les récits de quelques soldats anglais ou français venus en fugitifs de Bourbon ou de Maurice sur ces rivages, la crédule simplicité du lecteur a de quoi exciter le sourire.
Les Ovas reconnaissent seulement pour divinités deux génies constamment en guerre l’un contre l’autre. Le bon génie, Jankar, inspire aux hommes l’amour de la justice et du bien. Le mauvais génie, Agathic, s’attache à détruire les impressions vertueuses que le cœur humain reçoit de Jankar.
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Jankar porte une couronne d’étoiles au milieu desquelles brille le soleil. Agathic a le front surmonté d’un diadème de têtes sanglantes, plantées en cercle dans des poignards joints les uns aux autres par des reptiles hideux. L’autre peinture représente le bon génie, debout sur le globe terrestre ; il a terrassé Agathic qui s’enfuit dans l’abîme en exhalant les restes de sa rage expirante.
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