Eugène Forcade et Charles de Mazade

Résumé

Eugène Forcade et Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

Il vaut mieux se taire que d’écrire à contre-sens, que de répandre dans le public des faits souvent entachés d’erreurs ou mal présentés. Le public ne peut comprendre ce que l’auteur ne comprend pas lui-même, et des deux côtés il en résulte une demi-savoir pire que la plus profonde ignorance. On ne transige pas du reste avec les vérités scientifiques. Voilà pourquoi le droit, disons mieux, le devoir de la critique est de se montrer justement sévère et de tenir le public en garde contre les faux vulgarisateurs.
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Eugène Forcade et Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

Quelle conclusion tirer de ces pages et quels services peuvent rendre non-seulement à la jeunesse, aux gens du monde, mais encore à la vraie science, tous ces livres de science populaire que chaque année voit naître et souvent la même année mourir ? Nous croyons que le principe est bon, que ce n’est pas perdre son temps que de vulgariser la vérité, d’initier le public aux grandes découvertes, aux nobles études de notre époque.
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Eugène Forcade et Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

Les gens du monde ont adopté ces noms qu’ils comprennent, les maîtres de la science les ont acceptés tour à tour. Nous n’aimons pas la routine, nous croyons que la science progresse tous les jours, qu’une bonne classification est encore à trouver, une vraie classification naturelle ; il ne faut pas cependant, par amour du changement, faire moins bien qu’on n’a fait. M. Mangin en agit sans plus de façon avec les insectes. Il est vrai qu’il peut nous répondre dans les deux cas qu’il n’écrit pas pour des naturalistes.
Du Monde aérien au Monde de la Mer, la transition se fait sans qu’on y pense.
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