François Romain Cambouliu

Résumé

François Romain Cambouliu Conférences de Perpignan. Leçon d'ouverture… (1867)

Arago fut encore et par dessus tout, un grand vulgarisateur. Il aima la science avec passion, avec idolâtrie. Il l'aima pour ellemême, pour sa grandeur, pour sa beauté intrinsèque.
Il la voulut connue de tous, honorée de tous, souveraine du monde. Loin de fermer les portes du sanctuaire aux profanes afin de rester seul dans le secret des dieux, la passion de sa vie fut de recruter des adeptes pour les initier; de publier les mystères et de les mettre à la portée des intelligences les plus humbles.
Source : Gallica

François Romain Cambouliu Conférences de Perpignan. Leçon d'ouverture… (1867)

C'est qu'Arago était un homme de cœur en même temps qu'un savant. Les études abstraites n'avaient pas desséché en lui les sources de la vie morale. Tel nous l'avons vu dans sa jeunesse, ferme dans les épreuves, bravant allègrement les dangers, plein de bonté pour tout le monde et de tendresse pour les siens, tel nous le retrouvons en cheveux blancs dans
le petit salon de l'Observatoire.
Source : Gallica

François Romain Cambouliu Conférences de Perpignan. Leçon d'ouverture… (1867)

On frappait des médailles en l'honneur du professeur.
Cet enseignement si universellement goûté avait pourtant un censeur. Esprit morose , difficile , toujours critiquant, jamais satisfait. Ce censeur, c'était Arago. « J'ai la manie de faire des leçons, dit-il quelque part, et d'être toujours fort mécontent de celle que je viens de faire. » Vous savez., Messieurs, ce que signifie un pareil mécontentement. C'est le mécontentement d'un esprit supérieur, trop épris d'un idéal qu'il ne peut atteindre, et qui satisfait tout le monde, sans pouvoir se satisfaire lui-même.
Source : Gallica

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