Résumé

Joseph Bertrand Arago et sa vie scientifique

La théorie des aimants se trouva rattachée elle-même à celle des courants par des vues si plausibles et si belles que, sans être susceptibles de preuves rigoureuses et précises, elles entraînent, malgré leur hardiesse, une irrésistible conviction. Le mémoire d’Ampère est l’une des plus admirables productions de la science moderne, et le fondement de l’édifice le plus vaste et le plus achevé peut-être que la philosophie naturelle ait produit depuis Newton.
Toute œuvre grande et belle avait pour Arago un charme irrésistible, et aucun sentiment d’envie n’effleura jamais sa grande âme
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Joseph Bertrand Arago et sa vie scientifique

Arago était un incomparable professeur, et les succès éclatants de son enseignement en firent bientôt, aux yeux des gens du monde, le représentant véritable et comme le grand prêtre de la science. À l’École polytechnique, Arago avait professé tour a tour la géométrie, la théorie des machines, l’astronomie et la physique, en s’astreignant sans sécheresse et sans vaine subtilité, à la savante et solide rigueur que le jeune auditoire peut supporter et qu’il attend de ses maîtres.
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Joseph Bertrand Arago et sa vie scientifique

« Dieu veuille, dit le duc de Raguse au jeune secrétaire perpétuel, que je n’aie pas demain à aller chercher de vos nouvelles à Vincennes ! »
Marmont, le lendemain, avait bien autre chose à faire, et, trois jours après, la révolution appelait au pouvoir des amis intimes et dévoués d’Arago. Il était connu et aimé du nouveau roi. Pour obtenir les plus hautes faveurs et s’élever aux premiers honneurs, il lui eût suffi de ne pas s’y refuser ; mais Arago ne désirait que la pure gloire de savant. Le titre d’académicien avait été sa seule ambition ; il aurait aimé à n’en pas accepter d’autres.
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