F. Arago

Résumé

F. Arago Histoire de ma jeunesse (1854)

Dès qu’il parut, a-t-il dit, au poste de secrétaire perpétuel, une vie plus active sembla circuler dans l’Académie. Il savait, par une familiarité toujours pleine de séduction dans un homme supérieur, gagner la confiance et se concilier à propos les adhésions les plus vives ; ce don, cet art du succès, il le mit tout entier au service du corps dont il était devenu l’organe. Jamais l’action de l’Académie n’avait paru aussi puissante, et ne s’étendit plus loin.
Source : Gutenberg

F. Arago Histoire de ma jeunesse (1854)

Heureux privilége d’une grande science et d’un beau caractère, la mort d’Arago ne trouva indifférents ni le savant, ni l’artiste, ni le littérateur, ni l’homme politique ; l’agriculteur lui-même est ému de la perte immense qu’a faite l’humanité.
C’est le propre des grands génies de ne rien laisser en dehors de leur influence, de ne pas passer sans qu’un seul homme puisse dire : Je ne lui dois rien. Savants, industriels, agriculteurs, ouvriers, soldats, hommes du monde, Arago a travaillé pour tous !
Source : Gutenberg

F. Arago Histoire de ma jeunesse (1854)

La vitesse de la lumière avait été, pour M. Arago, l’objet d’un autre travail d’astronomie physique, non moins ingénieux que le premier. Au moyen de l’application d’un prisme à l’objectif d’une lunette, il avait prouvé non-seulement que les mêmes tables de réfraction peuvent servir pour la lumière qui émane du soleil et pour celle qui nous vient des étoiles, mais en outre, ce qui jetait déjà bien des doutes sur la théorie de l’émission, que les rayons des étoiles vers lesquelles marche la terre et les rayons des étoiles dont la terre s’éloigne se réfractent exactement de la même quantité.
Source : Gutenberg

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