Résumé

Eugène Le Parquier Un témoignage intéressant sur la hausse des denrées alimentaires à la veille de la Révolution… (1937)

Enfin, Le François a passé les charges de la paroisse. Confie-t-on les deniers publics à un homme sans pain? L'objection de Clavel est pitoyable, et le suppliant convaincra le Régisseur qu'il n'est point dans la classe des malheureux indigents qu'il immole à sa cupidité.
Mais, s'écrie le Régisseur, Le François a de trop fortes provisions : Un muid de vin, 888 pots de cidre et 166 pots de petit cidre, que faire de tout cela, si ce n'est pour le vendre à muche pot? La conséquence est inique !
Source : Gallica

Eugène Le Parquier Un témoignage intéressant sur la hausse des denrées alimentaires à la veille de la Révolution… (1937)

Il faut convenir que Me Clavel est réduit à user de bien pitoyables moyens. Quand il serait vrai que Le François ne payerait que 6 livres 6 sols de principal de la taille et 15 livres avec les impositions accessoires, cela ne signifierait point qu'il est pauvre, mais seulement qu'il pourrait être ménagé dans son imposition. Au surplus, tout le monde sait que la taille aujourd'hui est plus réelle que personnelle et que les collecteurs n'imposent que le fonds et non le commerce.
Source : Gallica

Eugène Le Parquier Un témoignage intéressant sur la hausse des denrées alimentaires à la veille de la Révolution… (1937)

N'est-il pas dur pour plusieurs de nos pauvres paroissiens de payer pour leur consommation, aux employés des Aides, vingt-quatre livres, même par abonnement et qui ne récoltent pas même de quoi faire un muid de boisson et par conséquent qui sont obligés de boire de l'eau la pluspart du temps pouvant à peine gagner pour avoir du pain.
Source : Gallica

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