Résumé

Fatal n ° 13 ; par Griffe de La Chatte (1870)

Nous sommes d'honnêtes gens!...Tous, monsieur? vous, un honnête homme?... Celui qui trempe sa plume dans la fange, qui enlève l'honneur, le repos, le pain à d'innocentes victimes sans défense, qui, dans sa rage toujours inassouvie de gagner de l'or, beaucoup d'or, insulte et calomnie sans cesse, celui-là est-il un honnête homme?... C'est un devoir que de relever votre outrecuidance; car elle est une sanglante ironie et un danger pour la morale.
M. le chevalier du Rotin s'écrie :
— Taisez-vous et n'oubliez pas que je suis votre supérieur!...
Source : Gallica

Fatal n ° 13 ; par Griffe de La Chatte (1870)

Grand silence : voici M. le vice-président qui salue en traînant les pieds comme s'il écrasait des limaces et, nasillant agréablement, il s'écrie :
— Messieurs!... le chevalier du Rotin, le noble fondateur de cette incomparable société, a l'esprit très-malade ; nous vous prions de ne pas le contredire, mais d'applaudir toujours.
Après cet exorde d'une éloquence sans précédent, M. le vice-président, en homme bien appris, se retire à reculons, toujours en écrasant des limaces.
Source : Gallica

Fatal n ° 13 ; par Griffe de La Chatte (1870)

Il est si insolent que, pour les insulter et tout en les accompagnant poliment vers la sortie, il crache sur la robe des dames lorsque, après l'avoir consulté, elles ne se décident pas tout de suite à le faire travailler.
Tout le monde, indigné, prend la résolution de ne jamais s'adresser à lui.
Le comte de Noblecoeur demande la parole et s'exprime ainsi :
— Monsieur le chevalier du Rotin, je suis révolté de vous entendre parler du peuple, comme vous l'avez fait tout à l'heure. Dans ma famille, nos serviteurs ne nous quittent jamais ; ils naissent et meurent chez nous.
Source : Gallica

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