Résumé

Portrait de G. Valbert G. Valbert Du Dogmatisme en politique à propos d'un discours prononcé à Dompaire

Dira-t-on que le mal, c’est la révolution ? mais la révolution n’est pas à faire, elle est faite, in ea vivimus, movemur et sumus. La révolution, elle est partout, dans nos lois, dans nos institutions, dans nos pensées, dans les rues, dans nos maisons et, sans qu’il s’en doute, jusque dans la tête de M. de Lorgeril. La révolution, c’est le code, c’est le partage égal des successions, c’est le mariage civil, c’est la liberté des cultes, c’est le suffrage universel.
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Résister est une fonction dont M. Buffet s’acquitte de manière à laisser croire qu’il y voit l’accomplissement d’un devoir religieux, et on peut dire qu’en France c’est le quaker qui a succédé au pugiliste. Le plus grand défaut des quakers n’est pas d’avoir de la raideur dans l’esprit, quelque chose d’un peu épineux ou d’un peu méticuleux dans l’humeur ; leur principal tort est de ne pas faire de la politique en politiques, de mêler à la conduite des affaires humaines des préoccupations et des idées qui leur sont parfaitement étrangères.
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L’établissement de la république est cette peine temporelle qui, subie dans un esprit de tristesse et de mortification chrétiennes, rachètera la France de son éternelle perdition. Se donner la république, c’est une façon de se donner la discipline. Un gouvernement résigné, une nation pénitente, une république de flagellans, voilà le spectacle que la fille aînée de l’église doit offrir au monde pendant quelques années pour se rendre digne de rentrer un jour dans le saint héritage.
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