Résumé

Alfred Cartier La politique espagnole et Genève à l'époque de l'Escalade (1903)

Toucher à Genève, c'est se heurter à la France qui, par le traité de Soleure, a garanti l'indépendance de la ville, c'est obliger les Bernois à marcher, c'est mettre en mouvement les huguenots français qui feront tout pour sauver leur citadelle et leur refuge, c'est exaspérer enfin les princes protestants d'Allemagne qui ne manqueront pas de répondre à la provocation en appuyant la révolte des Pays-Bas, cette plaie béante par où s'écoulent tout l'or et le sang de l'Espagne.
Source : Gallica

Alfred Cartier La politique espagnole et Genève à l'époque de l'Escalade (1903)

Chaque année, le duc annonce au pape et au roi catholique que les circonstances n'ayant jamais été plus favorables, la ville dénuée de ressources et les intelligences établies au cœur de la place, il va tenter « l'entreprise de Genève ». C'est une affaire faite s'il obtient le concours de ses deux puissants protecteurs, car ses propres ressources sont insuffisantes. On s'empresse de déclarer, à Rome comme à Madrid, que l'entreprise est sainte, mais le pape — c'est Grégoire XIII — ajoute qu'il ne peut la favoriser que de ses bénédictions ; les temps sont durs et ses constructions le ruinent.
Source : Gallica

Alfred Cartier La politique espagnole et Genève à l'époque de l'Escalade (1903)

C'est un enfant qui peut lui servir à l'occasion, mais qui doit le servir aveuglément; il entend le pousser à sa guise sur le vaste échiquier où il a engagé la partie qui décidera du sort de l'Europe et dont Genève n'est qu'une des moindres cases. Si, en 1585, il accorde à Charles-Emmanuel la main de sa fille, l'infante Catherine, c'est qu'il espère avoir dans son gendre un fils soumis et obéissant, se faire un allié fidèle du côté de la France et assurer à ses troupes de Milan la sécurité du passage des Flandres, c'est enfin que le duc menace d'épouser la sœur du Béarnais.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature