Résumé

François de Pioger. Souvenirs (1870)

Un jour, un mendiant était arrêté à la porte; on entendait le murmure de sa voix suppliante.
François était un tout petit enfant qui marchait, mais qui courait à peine. Son père lui remit la pièce de l'aumône et-le prit dans ses bras pour qu'il pût la remettre au mendiant. C'était un grand homme étranger au pays ; on le voyait à son costume et à son langage. Il avait une barbe
noire et épaisse, et toutefois sa physionomie était calme et belle.
Source : Gallica

François de Pioger. Souvenirs (1870)

Enfin, dans les heures de sa dernière maladie, lorsqu'il ne pouvait plus faire l'aumône que de ses prières, il demandait à la bonne qui était près de lui de dire son chapelet pour le Souverain-Pontife.
François n'avait conservé de ses grands-parents que son aïeule maternelle, qui, par suite d'événements douloureux, était restée un peu solitaire; il y avait donc des devoirs sérieux à remplir envers elle, et suivant en cela la marche de sa famille, il dut voir son temps se partager entre Redon et la campagne paternelle. La vie de famille possède un grand charme
Source : Gallica

François de Pioger. Souvenirs (1870)

François fut ondoyé le jour même de sa naissance; mais les cérémonies de son baptême furent remises à un moment plus éloigné, et sa mère, tout à fait rétablie, se réjouissait de pouvoir assister, au pied des autels, aux prières si touchantes que l'Église adressait au Ciel.
Cette fête de famille eut lieu à Redon le 16 octobre 1855. Ce jour-là se trouve être une
des fêtes célébrées en l'honneur de l'archange saint Michel, et il y avait dans l'office ces paroles remarquables : « Les anges des petits enfants voient Dieu face à face. »
Source : Gallica

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