Résumé

Petits récits de l'école du dimanche de La Guillotière-Lyon… (1881)

On ne se souvient pas qu'un seur de ses élèves, et elle en a eu par centaines, soit revenu au mal. Ceux qui se marient envoient leurs frères à Mme Gros et se font les recruteurs de l'école. Le naturel, l'élan du cœur, la vivacité, l'entraînement, un esprit prodigieusement inventif, joint à une fermeté à toute épreuve, font de Mme Gros un exemple unique peut-être de l'instinct éducateur qui sait exprimer au peuple dans son langage, les plus hauts sentiments. Ce qu'elle a surtout, c'est le don d'amuser.
Source : Gallica

Petits récits de l'école du dimanche de La Guillotière-Lyon… (1881)

Mme Gros profite de ce moment pour faire pénétrer dans cette âme inculte un germe d'amour-propre et un peu de honte sur sa tenue plus que négligée. Le dimanche suivant, pour obtenir la faveur d'être placé à côté de la rose, il vint à l'école en costume propre, lui-même avait lavé sa jaquette dans le Rhône, de grand matin. « Elle n'a pas pu séquer, ditil, mais elle séquera sur mon dos. » Depuis ce jour, dit Mroc Gros, il s'est peu à peu civilisé; ses manières brusques ont disparu; il n'a gardé du fauve qu'il représente, que l'extérieur avantageux et les qualités qui en sont l'apanage.
Source : Gallica

Petits récits de l'école du dimanche de La Guillotière-Lyon… (1881)

La parabole a toujours entraîné l'humanité.
L'humanité, en effet, aime l'idéal ; mais il faut que l'idéal soit une personne, un fait, un récit; elle n'aime pas une abstraction. Il parait que, pendant que Mme Gros raconte ses histoires, son auditoire est tout oreilles.
Ah ! si nous avions les récits de Mme Gros sténographiés sans qu'elle le sût! comme cela vaudrait mieux que les fadaises de notre littérature usée! Je porte envie aux gamins qui-entendent ces chefs-d'œuvre, destinés,
sans doute, comme les vrais chefs-d'œuvre, à rester toujours inédits.
Source : Gallica

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