Résumé

Gabriel Vardon Réflexions sur la Société des amis de la liberté de la presse et autres comités… (1819)

Pour nous, ce faux dévouement ne peut nous séduire : nous savons distinguer la fureur du courage, l'amour de la patrie, de l'amour personnel ; la provocation généreuse et la lutte honorable, du sarcasme et de la calomnie. La véritable fermeté, celle qui est déterminée par l'examen et la réflexion, guidée par la justice et la raison , est noble, calme et sans orgueil; elle ne cherche point son énergie dans la colère, et ne se fâche, jamais pour se faire apaiser.
Source : Gallica

Gabriel Vardon Réflexions sur la Société des amis de la liberté de la presse et autres comités… (1819)

C'est en vain qu'on voudrait, boursouflé du fiel dû ressentiment, armé du fouet de la satire, blâmer et censurer sans examen tout ce qui s'offre à la discussion; cette âpreté de caractère, ces formes acerbes, cette roideur, cette brusquerie, ne sont pas toujours le type de la fermeté et d'une justice sévère, et cachent souvent plus d'orgueil que de bonnes intentions. Il est vrai que ces éclats d'une vertu bruyante peuvent un instant séduire la multitude , qui juge à la tribune comme au théâtre, du mérite d'un orateur ou d'un acteur par le bruit qu'il y fait.
Source : Gallica

Gabriel Vardon Réflexions sur la Société des amis de la liberté de la presse et autres comités… (1819)

Une association, en général, s'isole, pour ainsi dire, de ceux qui n'en font pas partie ; elle a un esprit de corps qui la rend plus sensible aux revers ou aux triomphes de ses membres, qu'à ceux des autres citoyens : attaquer un des sociétaires, c'est déclarer la guerre aux autres, qui prennent de suite fait et cause pour lui, et cette société n'est plus alors qu'une association politique d'assurance en faveur de ceux qui la composent.
Source : Gallica

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