Résumé

Essai sur l'esprit public, par L***… (1815)

La nature inspire généralement à l'homme de l'attachement pour le pays qui l'a vu naître, sentiment qui, sans être l'amour de la patrie, en forme une partie essentielle : l'esprit public a sa source dans l'intérêt social, qui n'est autre que l'intérêt bien entendu de chacun.
Une nation animée du double sentiment de l'amour de la patrie et de l'esprit public est capable des plus grandes choses ; il lui donne une force incalculable, et elle doit parvenir au plus haut degré de prospérité auquel les sociétés humaines puissent atteindre.
Source : Gallica

Essai sur l'esprit public, par L***… (1815)

Une des causes de la prospérité commerciale de l'Angleterre est l'établissement de sa banque. Sa fondation remonte à la fin du 17e. siècle, époque de celle de sa liberté.
Ce genre d'institution, qui est un besoin des peuples commerçans, témoins les banques de Venise, de Gênes, de Londres, d'Amsterdam, et de Hambourg, ne peut prospérer que par l'esprit public ; c'est ce qui s'est opposé jusqu'ici, ainsi qu'un abus que nous signalerons plus bas, à ce que la banque de France eût un succès aussi étendu que celles de ces diverses contrées.
Source : Gallica

Essai sur l'esprit public, par L***… (1815)

L'erreur, la calomnie, la sédition empruntent-elles ses armes pour un moment? Bientôt la raison, la vérité, la sagesse, les arrachant de leurs mains, combattent, et triomphent par elles.
Sans la liberté de la presse, il faudrait renoncer au système représentatif ; sans elle, les pensées de la nation ne parviendraient pas au prince ; le peuple ne serait pas éclairé sur ses véritables intérêts, ni ses représentans sur son voeu.
Source : Gallica

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