Résumé

Victor Du Hamel L'Angleterre, la France et la guerre… (1860)

Rivalité naturelle, généreuse en son essence, faite pour deux grandes puissances sentant leur force et ne limitant point leur horizon politique ; rivalité où la France, ne craignons pas de le dire, ne le céda jamais en dignité, en grandeur; rivalité qui rappela plus d'une fois, à certain point de vue moral, celle de Rome et Carthage.
L'esprit de la France, celui des gouvernements qui l'ont régie depuis une période de dix siècles, n'a jamais rien eu de cauteleux ni de perfide. Dieu et mon droit, dit l'Angleterre ; Dieu et le droit, a toujours dit la France.
Source : Gallica

Victor Du Hamel L'Angleterre, la France et la guerre… (1860)

Ainsi l'Angleterre en veine d'annexion, s'en donnait tout récemment à coeur joie, brûlant ses vaisseaux avec toutes les autres puissances, faisant fi de leurs impressions à cet égard, et s'en allant taillant, rognant la carte de la Péninsule Italienne. Passe pour la Péninsule, l'Angleterre n'en a pas grand souci. Mais la France, la France s'accroître de quelques pouces de terrain, la France compter quelques sujets de plus, voilà ce qui tout d'un coup cause des horripilations à la Grande-Bretagne, sa féale amie et alliée.
Source : Gallica

Victor Du Hamel L'Angleterre, la France et la guerre… (1860)

La France, toutefois, n'obéit pas à ses instincts, à ses penchants. Elle ne peut et ne veut s'y livrer que lorsqu'une auguste initiative les encourage et leur donne l'essor. Elle a confiance dans la main qui la guide, dans la pensée qui maintient sa gloire et sauvegarde ses intérêts. Si l'Empereur veut la paix, et tout témoigne de ce désir, la France voudra la paix ; si son souverain veut la guerre, et surtout certaine guerre, la France volera aux armes.
Source : Gallica

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