Résumé

Lloyd Adresse d'un Anglais à la nation française… (1840)

Quand je considère le Havre, ses quais, ses chantiers, son port si magnifique, cette forêt de maisons, qui s'élèvent dans toutes les directions, comment puis-je penser qu'il existe, dans un coeur réellement anglais, d'autre sentiment que de féliciter sincèrement la France, de ce qu'elle a enfin reconnu cette vérité, sur laquelle la nation à fondé sa foi dans la divine Providence pour augmenter sa prospérité, et qu'elle a trouvé que c'était le moyen le plus sûr d'arriver aux honneurs et à la richesse.
Source : Gallica

Lloyd Adresse d'un Anglais à la nation française… (1840)

Il n'y a point en Angleterre de cette soif de conquête, de cette rage d'aller planter son drapeau sur de lointains rivages, comme vos journaux le donnent à entendre. Nous sommes une nation essentiellement industrieuse, nous sommes une nation de négocians; nous sommes toujours occupés. L'étendue de nos îles contient un tiers de moins que votre territoire, et notre population est de 24 millions d'ames; mais, dans ce relevé, je dois dire qu'une partie de la Grande-Bretagne est inculte et très peu peuplée dans le pays de Galles, surtout en Ecosse.
Source : Gallica

Lloyd Adresse d'un Anglais à la nation française… (1840)

Je ne crois pas que la France ait aucun motif de changer d'avis ; j'espère qu'elle n'en changera pas. En le maintenant, elle soutiendra sa dignité ; et la dignité de la France ne peut être affaiblie sans que la Grande-Bretagne ressente un contre-coup.
Une question, qui assignerait pour limites à Méhémet-Ali, le Jourdain ou le Taurus, ne doit jamais placer deux nations comme les nôtres dans une fausse position vis-à-vis l'une de l'autre. Si nous devions agir ainsi, je rendrais justice à ceux qui m'ont exprimé une inclination pour une alliance avec la Russie
Source : Gallica

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