Georges Feydeau

Georges Feydeau

Résumé

Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Deux Coqs pour une poule

Roger, tendrement. Toujours trop, à mon gré, vilaine !
Cora, riant, elle s’assied sur une chaise. — Que vous êtes drôle, monsieur de Lérigny ! Mais, en Amérique lorsque les messieurs nous font la cour... ils ne parlent pas du tout comme cela.
Roger, inquiet. — Hein !
Cora. — Je vous l’assure... Quand nous plaisons à un américain, il nous dit tout simplement : "Miss ! You are very pretty, I’love you...".Et cela suffit.
Roger. — Ah !... c’est comme cela que... Eh bien ! Je vous remercie de la leçon !
Cora. — A propos... Et le baron Tristan ?... Est-il parti ?
Roger. — Oui !
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Deux Coqs pour une poule

Parce que nous ne savons pas baisser les yeux comme vos jeunes filles de France et que nos manières sont un peu cavalières, toute femme comme il faut évite notre contact ; notre présence ferait une tache dans leurs salons et la plupart des hommes croiraient se mésallier en épousant une fille comme nous. Roger Ah ! Cora, il faut que vous ayez une bien mauvaise opinion de moi pour me croire capable de m’arrêter à de tels préjugés. Cora Monsieur de Lérigny, vous êtes un gentleman...
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Deux Coqs pour une poule

Quel plaisir ! Ah ! quel plaisir d’être papa..." allons, je dis des bêtises, à présent... c’est ce petit bambin qui m’a mis ces idées-là dans la tête ; tiens, mais, au fait, c’est mon neveu à présent... mais oui... puisque Cora est sa tante... encore une preuve de générosité et de grandeur d’âme ! Vous avez vu cet enfant-là. Eh bien ! sans Cora, peut-être en ce moment serait-il en train de mourir de faim, oui... de mourir de faim ! C’est le fils d’une sœur qu’elle avait en Amérique. Un beau jour, cette sœur mourut laissant ce pauvre petit être seul et sans secours au monde...
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