“ Sous les formes infiniment variées de l’éloquence pittoresque et parmi tous les élans les plus fougueux de la passion oratoire, cette pensée demeure permanente. C’est le fond du fond de Gambetta, la base immobile où tout s’appuie, l’idée unique où tout converge. Il faut que la démocratie se prépare au gouvernement de la France. L’empire n’a plus que des dehors, bulle vide aux couleurs irisées, qu’un souffle brisera. Lequel ? on ne sait, n’importe lequel ; ce qu’il y a de certain, c’est que l’empire ne tient plus. ”
Hector Depasse
Résumé
Léon Gambetta, écrit par Hector Depasse, explore les enjeux de la démocratie et de la République française à travers la figure emblématique de Léon Gambetta. L’œuvre met en lumière ses idéaux de gouvernance républicaine, sa lutte contre l’empire et l’anarchie, ainsi que son éloquence oratoire.
Depasse souligne l’importance d’une démocratie disciplinée et organisée, capable de s’imposer face aux risques d’un pouvoir autoritaire. En insistant sur la nécessaire "réalisation" de la République, l’ouvrage reflète les tensions politiques de l’époque, entre espoir et instabilité, tout en célébrant le rôle de Gambetta comme prophète de la démocratie.
Citations de Léon Gambetta (Hector Depasse)
“ Ces rêveries, plus mystiques que politiques, ne sont nullement son fait. M. Gambetta promet à la démocratie la réalité du pouvoir et la possession substantielle du gouvernement, si elle sait s’organiser dans la liberté et dans l’ordre suivant les règles d’une discipline volontairement acceptée. C’est la promesse de la raison, la promesse de la sagesse : cette promesse d’un prix infini, qui n’est rien moins que l’empire de la terre, l’histoire la tiendra, la remplira ponctuellement si la démocratie remplit elle-même les conditions posées. ”
“ Si Paris donnait l’exemple d’une démocratie disciplinée, rangée en bataille, écoutant les conseils de ses chefs, répudiant toute anarchie, la France se verrait en face d’un régime déterminé, d’un système précis, et la confiance renaîtrait... Si chacun consent à accepter la direction conseillée à tous, si les chefs ne se divisent pas entre eux, ce sera la réalisation d’un gouvernement, et ce sera en même temps la preuve qu’avec nous on ne court pas le risque d’être mal gouverné. ”
