Hector Depasse

Hector Depasse

Résumé

Portrait de Hector Depasse Hector Depasse Spuller

Et vous direz à la France ce que vous lui avez toujours dit : la République est fondée, il faut l’affermir. On ne pourra l’affermir qu’en lui donnant pour base la démocratie la plus large, la plus libre, la plus éclairée. Le pays attend des réformes profondes, radicales ; le devoir du gouvernement de la République est de travailler à ces réformes sans arrière-pensée ni réticences, résolument, en allant de l’avant, car le mouvement c’est la vie, et l’ordre véritable c’est le progrès et non l’immobilité.
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Portrait de Hector Depasse Hector Depasse Spuller

Les gouvernements sont bons ou mauvais, selon qu’ils font le bien ou n’empêchent pas le mal, sous l’influence de causes qu’ils ne portent pas nécessairement en eux-mêmes. Et que parlons-nous d’ailleurs de gouvernement ? Élevons-nous et passons du concret à l’abstrait, du gouvernement à la société, à l’État, qui en est la personnification philosophique et politique. L’État ne peut périr, car ce serait la mort même de la patrie ; on ne peut pas demander le moins d’État possible, car ce serait demander le moins de société policée possible.
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Portrait de Hector Depasse Hector Depasse Spuller

La République, au 4 septembre, fut chargée par l’acclamation populaire de sauver l’honneur de la France. La situation était trop désespérée pour que tout autre gouvernement eût le courage d’en assumer le fardeau. Il n’y a dans les grandes crises nationales que cette illustre parvenue, la République, semblable à un soldat de fortune, qui n’a rien à perdre et tout à gagner ; il n’y a qu’elle pour se précipiter à travers des difficultés surhumaines et retirer de dessous les ruines la patrie expirante, la remettre sur pied, lui restituer en main son drapeau reconquis.
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