J.-M. Malgras, Lettre sur la mort du duc de Reichstadt… (1833)
“ Le sort lui avait-il permis ce qu'il ne refuse pas même à l'homme le plus obscur? — pouvait-il imiter sou père? il pouvait l'aimer, l'admirer, — et puis mourir d'admiration , accablé sous le poids de sa destinée ! ! Une vie obscure eût été pour lui un enfer. Quand même il serait devenu un autre prince Eugène, comme il aimait quelquefois à se bercer de cette espérance ; — n'était-il pas né roi de Rome et pouvait-il l'oublier? Pouvait-il oublier les prodiges qui s'étaient succédés comme les anneaux d'une longue chaîne, pour le faire naître à l'ombre du premier trône du monde ”
