Résumé

J.-M. Malgras Lettre sur la mort du duc de Reichstadt… (1833)

Le sort lui avait-il permis ce qu'il ne refuse pas même à l'homme le plus obscur? — pouvait-il imiter sou père? il pouvait l'aimer, l'admirer, — et puis mourir d'admiration , accablé sous le poids de sa destinée ! !
Une vie obscure eût été pour lui un enfer. Quand même il serait devenu un autre prince Eugène, comme il aimait quelquefois à se bercer de cette espérance ; — n'était-il pas né roi de Rome et pouvait-il l'oublier? Pouvait-il oublier les prodiges qui s'étaient succédés comme les anneaux d'une longue chaîne, pour le faire naître à l'ombre du premier trône du monde
Source : Gallica

J.-M. Malgras Lettre sur la mort du duc de Reichstadt… (1833)

L'amour de la guerre lorsqu'il n'est produit que par l'amour des combats, des dangers, des appareils militaires, et de toutes les scènes que la guerre amène sur son théâtre ; lorsqu'il n'est que le résultat de la paresse, de l'orgueil, du manque de coeur et d'esprit ; combien cette passion paraît misérable ! — Elle provenait chez ce Prince de la profonde conviction qu'il avait' de la nécessité de ce fléau et de la conscience des talens qu'il reconnaît pour le diriger sagement.
Source : Gallica

J.-M. Malgras Lettre sur la mort du duc de Reichstadt… (1833)

S'il paraissait sur le champ d'exercice et galoppait devant le front des régimens, en jetant ses regards
19 pleins d'une sévérité tempérée par la douceur de la jeunesse, il n'y avait pas un seul homme dans les rangs dont le coeur ne palpitât, dans la conviction que ce jeune homme le conduirait un jour à la victoire. La gravité avec laquelle il faisait le service de son bataillon , était un présage et un modèle de l'habileté avec laquelle il conduirait un jour son armée. Il aurait rendu son régiment le premier de l'armée, et son armée la première de l'Europe.
Source : Gallica

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