Jean-Baptiste-Benoît Eyriès, Costumes, moeurs et usages de tous les peuples…
“ Arrivé à la place de quelqu'un, au renvoi duquel il a peut-être contribué , le ministre craint souvent un sort pareil. Il a beaucoup d'envieux, il ne fait qu'un bien petit nombre d'heureux, car il y a tant de solliciteurs ; il fait un plus grand nombre d'ingrats. Un ministre a, comme le monarque, ses flatteurs; ils lui répètent sans cesse qu'il est doué de tous les talens imaginables ; ils lui feraient croire qu'il est infaillible. Est-il hors de place, ils lui reconnaissent à peine du sens commun ; c'est son successeur qui est l'homme incomparable. ”
