Résumé

Jean Meschinot Les Lunettes des Princes

Il est probable que Meschinot écrivain ne s’en tint pas aux Lunettes des Princes, mais ces fameuses Lunettes, sur lesquelles les contemporains ne tarissent pas d’éloges, éclipsèrent la réputation de ses autres écrits. Des juges bien superficiels ont pu seuls lui attribuer certains ouvrages de François Habert, d’Issoudun, qui prit, à son exemple, le surnom mélancolique du Banni de Liesse; les deux poètes, que près d’un siècle sépare, diffèrent du tout au tout : Meschinot parle la langue encore gothique d’Alain Chartier et d’Eustache Deschamps, Habert est un pur ronsardien.
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Jean Meschinot Les Lunettes des Princes

Vieillesse aussi, rides, toux, boutz et rongne. Et mémoire qu’il faut que mort me pongne, Dont j’ay accès trop plus maulvais que fievre. Car je congnois que tout plaisir m’eslongne. Et à la fin que verité tesmongne : Je me voy nud de sens comme une chievre. Il continue sur ce ton de plainte :
Mes maistres morts, mon honneur est dechu, Et tout malheur m’est en partage eschu. M. Levot ne croit pas à la sincérité de ces lamentations ; il y voit « ou une morosité fâcheuse, ou une cupidité que ne purent satisfaire les libéralités dont Meschinot convient lui-même avoir été l’objet ».
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