Résumé

Jules Frayssinet Fermat. Notice par M. Jules Frayssinet… (1878)

Le moment vint où ses professeurs de Beaumont n'eurent plus rien à apprendre au jeune Fermât; déjà l'élève en savait autant que ses premiers maîtres pour ce qui regarde au moins les sciences exactes, et il partit pour Toulouse. — Les soins de la famille allaient manquer à cette nature si délicate, si tendre, et pourra-t-on jamais dire ce que ressent d'amer et de triste le cœur d'un enfant qui s'éloigne pour la première fois de sa mère. Que ce premier désenchantement de la vie est pénible ! n'avoir plus tous les jours les attentions, les tendresses, les baisers maternels!
Source : Gallica

Jules Frayssinet Fermat. Notice par M. Jules Frayssinet… (1878)

On voit à l'hôtel-de-ville de Beaumont un portrait de Fermât, gravé et pris, je crois, sur le buste de la Salle des Illustres au capitole de Toulouse. Sur ce portrait il a entre quarante et cinquante ans. La physionomie est de grande bonté; la tête ovale porte de très-longs cheveux partagés au milieu, suivant la mode, de suprême élégance, du temps de Louis XIII; la figure fine, encadrée de ces cheveux, respire l'intelligence et la douceur; le front est droit, calme et pur, et semble refléter la grandeur de ses pensées; la bouche a un pli tracé par l'aménité et l'affabilité
Source : Gallica

Jules Frayssinet Fermat. Notice par M. Jules Frayssinet… (1878)

Pauvres enfants, on ne sait qui est le plus à plaindre en ce moment de la vie, de vous ou de vos mères !
Fermat fit au collége des Jésuites les études les plus brillantes; à la distribution des prix de chaque année scolaire son nom était proclamé le premier des lauréats, présage du retentissement qu'il devait avoir plus tard dans Toulouse, en France, en Europe. Sorti
du collège, il sut se mettre à l'abri des entraînements et des folles dissipations de la jeunesse, en continuant à vivre avec les maîtres qu'il entourait de respect et de reconnaissance.
Source : Gallica

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