Résumé

La Question des loyers ; par un industriel de Paris… (1871)

Je sais bien ce que l'on objecte : on vous dit : un bail est un marché librement consenti entre le propriétaire et le locataire, libre à l'un et à l'autre de ne pas le signer. Si vous, locataire, vous aviez fait de bonnes affaires dans ma maison, vous ne seriez pas venu m'offrir un supplément... et autres balivernes. Je réponds que parler ainsi est une faute, une déloyauté ; c'est insulter au malheureux qui se noie et qui appelle au secours; c'est lui dire : Tant pis pour toi, pourquoi t'es-tu jeté à l'eau ? Mais, messieurs les. propriétaires, est-ce que les locataires ont demandé la guerre ?
Source : Gallica

La Question des loyers ; par un industriel de Paris… (1871)

La Patrie, la France est malade; il faut la reconstituer en tout, particulièrement par le travail, et pour travailler il faut des patrons et des ouvriers ; or, vous n'aurez le concours des uns et des autres qu'autant que vous leur faciliterez le moyen de travailler avec courage et espoir de réussir ; comment voulez-vous qu'un commercent paye ses employés et un industriel ses ouvriers, si chaque trimestre leurs bénéfices se trouvent absorbés par vos quittances?
Source : Gallica

La Question des loyers ; par un industriel de Paris… (1871)

On m'objectera encore que, pour certains marchands, le pas de porte est une propriété achetée et que si, d'un seul coup, tous les baux sont résiliés, le propriétaire trouvera à louer sa boutique ou son magasin plus cher à un étranger qu'au titulaire du bail, attendu que l'étranger ne payant pas de fonds de commerce ou pas de porte, pourra supporter un loyer plus élevé
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature