Résumé

Le Diable prophète, ou Petit entretien amical entre Astarot et Napoléon… (1814)

NAPOLÉON. ,Que sais-tu ? L'enfer n'a point de correspondance avec le ciel ; qui t'a dit qu'il ait parlé? qui t'a dit qu'il se mêle des événemens de ce monde ?
ASTAROT. Ta chute te prouvera qu'il s'en mêle;
NAPOLÉON, après un moment de silence. Quel est le caractère du souverain qui me
succédera ?
ASTAROT.
Comme il n'a jamais en de relations avec le diable, je n'ai pas eu l'honneur d'être admis dans son intimité , et je ne peux pas te le dépeindre exactement. Je sais que tous les coeurs honnêtes voleront au-devant de lui
Source : Gallica

Le Diable prophète, ou Petit entretien amical entre Astarot et Napoléon… (1814)

Si l'Europe a tremblé devant toi, elle ne t'a pas aimé, car on n'aime point ce qui fait trembler ; et qui n'a personne pour ami, n'est jamais longtemps heureux. C'est une insigne sottise de l'avoir liguée (l'Europe entière) contre toi, par ton ambition effrénée. J'ai vu en société (car je m'y trouve plus souvent qu'on ne le croit) , un jeu nommé la toilette madame : Ote-toi de là, dit-on , et donne-moi ta place. De quel droit Napoléon, empereur par hasard , allait-il jouer à la toilette madame, avec les souverains qui daignaient le traiter sur un pied d'égalité ?
Source : Gallica

Le Diable prophète, ou Petit entretien amical entre Astarot et Napoléon… (1814)

NAPOLÉON. Je ne reviens pas de ma surprise ! le diable apologiste de la religion chrétienne ! encore un peu tu serais dévot. N'as-tu pas quelquefois joué ce rôle? L'hypocrisie a fait grand tort à cette religion que tu vantes.
ASTAROT. — L'hypocrisie de religion n'est plus de mode, une autre mille fois plus basse et plus honteuse a pris sa place ; combien de gens affichent une impiété, un libertinage qui n'est pas dans leur coeur ! O vil respect humain ! ô lâcheté ! mais les torts de l'homme n'ont jamais pu nuire à la religion , que dans les esprits bornés
Source : Gallica

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