Résumé

Si j'étais le diable, que ferais-je pour perdre la France…

Si j'étais le diable, non-seulement je n'établirais pas la république rouge, mais je ne voudrais à aucun pris d'une république modérée, telle que la France est menacée de l'avoir.
Une république modérée est toujours un gouvernement éclairé et juste, où le bien aura tout pouvoir de se produire. Les honnêtes gens qui, malheureusement, forment la minorité, ont toutes chances de succès dans une république modérée. L'esprit public se formera, le peuple apprendra à réfléchir et à se gouverner.
Source : Gallica

Si j'étais le diable, que ferais-je pour perdre la France…

Entre le clergé séculier et les ordres religieux, je ferai naître une active concurrence, une rivalité ardente ; concurrence pour le confessionnal, concurrence pour les élèves, concurrence pour la direction des sociétés pieuses.
La charité chrétienne souffrira un peu de ces luttes peu fraternelles, où la calomnie et les petits moyens déloyaux seront à la mode, mais les affaires du diable n'en iront que mieux. Je me servirai du clergé pour déprécier les ordres religieux, et des ordres religieux pour rabaisser le clergé, et des deux pour anéantir la religion.
Source : Gallica

Si j'étais le diable, que ferais-je pour perdre la France…

Garibaldi lui livre Naples, la trahison lui donne la Toscane, les petits duchés et les Romagnes ; puis, quand le drapeau français a quitté Rome, il va courageusement s'emparer d'une ville sans défense, au mépris de tous les traités. Cela durera tant que ça pourra.
M. de Bismark, vous savez ce qu'il a fait pour s'arrondir et créer l'unité prussienne : guerre au Danemark, guerre à l'Autriche, guerre à la France, et l'Europe regarde et laisse faire; et l'Autriche, l'Italie, l'Angleterre font alliance pour s'engager à ne pas intervenir.
Source : Gallica

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