Résumé

Le génie de la montagne. Conte (1886)

Un jeune homme beau comme le jour était debout devant elle, épiant le moindre frémissement de son visage.
- Charmante princesse, lui dit-il, aussitôt qu'elle ouvrit les yeux ; tu vois ce splendide palais, avec ces bosquets, ces jardins qui l'entourent: tout cela est à toi, si tu consens à devenir mon épouse.
Et comme Emma, interdite, le regardait d'un air interrogateur: - Je suis, ajouta-t-il, celui qu'on appelle le Génie de la Montagne.
Source : Gallica

Le génie de la montagne. Conte (1886)

Pendant ce temps, que faisait Emma ? Elle choisissait la plus belle rave de la corbeille et la métamorphosait en un cheval magnifique; après quoi, sautant en selle, elle s'ouvrait, au moyen de la baguette magique, la porte du château, écartait de même la masse de rochers qui la séparaient de la surface du sol, et, une fois sur la montagne, elle filait comme le vent à travers les bois pour regagner la résidence de son père.
Source : Gallica

Le génie de la montagne. Conte (1886)

La petite Béata court à la huche, et apporte à l'homme le dernier morceau de pain qu'il y eût céans.
Au même instant, le menu rameau se change, dans la main du vieillard, en un mignon sapin verdoyant, et, à la place des flocons de neige et des aiguilles de glace, apparaissent de jolis cierges tout allumés, des pommes de toute sorte et des noix dorées.
Le mystérieux visiteur tend le bel arbuste à l'enfant, et s'éclipse aussitôt.
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- C'est Compte-Raves ! dit la grand'mère tout émue.
Source : Gallica

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