Résumé

Louis Guinon Petite Histoire de la maison de Corot… (1925)

Le capitaine de la Chaîne des forçats, homme sensible selon le temps, combla les vœux de la nymphe. Il acheta le terrain, y fit bâtir un logis et un kiosque aux murs roses, un Trianon minuscule. »
Ainsi raconte Claretie.
« C'est le dernier chapitre de Manon Lescaut », concluait Gambetta, qui fréquentait la maison vers 1880, au temps d'Alphonse Lemerre, dont il était voisin (aux « Jardies », commune de Sèvres) .
Et c'est cette propriété, dont il est à peine locataire, que M. Thierriet de Grandpré va transformer, embellir à grands frais pour y loger l'objet aimé.
Source : Gallica

Louis Guinon Petite Histoire de la maison de Corot… (1925)

Mais ce qui est plus intéressant pour l'histoire de la maison, c'est que, pour faire une surprise à sa mère qu'il adorait, il peignit en 1847, dans le kiosque construit par M. Thierriet de Grandpré, six fresques : deux grandes et carrées, quatre ovales plus petites, représentant des vues de Ville-d'Avray, les étangs, la maison, le jardin avec le pont, et ses parents dans le jardin.
La vie était calme et douce dans la maison Corot.
Source : Gallica

Louis Guinon Petite Histoire de la maison de Corot… (1925)

A la date à laquelle cette note est écrite, il reste quelques arbres qui ont vu Corot (le noyer planté par M. Corot père, les platanes, les érables, les sycomores, les grands frênes) , et de l'époque de M. Thierriet de Grandpré les deux vieux peupliers, que les tempêtes ont penchés, en attendant qu'ils s'effondrent comme leurs contemporains déjà disparus, au grand dam du kiosque qu'ils entourent.
Telle est l'histoire de la vieille maison : elle a vu passer un siècle et demi, six propriétaires; elle a connu des jours brillants, elle a abrité des hommes célèbres.
Source : Gallica

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