Louis-Marie Meschinet de Richemond

Résumé

Louis-Marie Meschinet de Richemond Henri Aucapitaine, 1832-1867 : nécrologie (1868)

Par suite de cette tendance des Berbers vaincus à se faire passer pour Arabes, c'est-à-dire pour conquérants, beaucoup de tribus ont fini par être comptées comme telles, quoique l'étude de leurs filiations ne puisse laisser aucun doute sur leur origine. On peut avancer qu'il en fut
des Arabes autour de Constantine, comme des Francs en Gaule : quoique la population ait gardé le nom des envahisseurs, le fond de la population, à bien peu d'exceptions près, est presque entièrement formé par la descendance des vaincus.
Source : Gallica

Louis-Marie Meschinet de Richemond Henri Aucapitaine, 1832-1867 : nécrologie (1868)

On sait que la croix ne se trouve jamais chez les musulmans; j'ai vu fréquemment des Kabyles tatoués de ce symbole du christianisme, et on le trouve plus souvent encore chez les femmes de cette nation. Ce qui, à un très-haut point, fait des tribus kabyles une nation intéressante, ce sont ces mœurs si tranchées au milieu du peuple arabe. J'ai vécu avec les Arabes, j'ai vécu avec les Kabyles
Source : Gallica

Louis-Marie Meschinet de Richemond Henri Aucapitaine, 1832-1867 : nécrologie (1868)

Mais, pour avoir été sitôt brisée, la carrière de M. Aucapitaine n'en a pas moins été bien remplie. Ce fut une vie d'efforts et de travail, de jouissances noblement acquises, qui justifiait de vastes espérances trop promptement déçues. On dirait que la mort choisit cruellement ses victimes. Reconnaissons plutôt que nulle carrière n'est assez vaste ici-bas, nulle existence assez longue. Il faut des ailes par dessus la vie, des ailes par delà la mort.
Source : Gallica

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