Louis d’Héricourt, À Monseigneur le Garde des sceaux
“ En effet si on examine avec un peu d’attention ce qui se passe dans l’acquisition d’une terre ou d’une maison, on n’y trouvera pas la moindre circonstance qui puisse rendre l’acquisition d’un bien fond plus durable que celle d’un Manuscrit. Car que se passe-t-il dans la vente d’une terre ou d’une maison, d’un côté le payement que fait l’acquereur du prix de la chose qu’il achete, de l’autre la transmission que fait le vendeur de la proprieté de cette même chose au moyen du prix qu’il en reçoit ? Se passe-t-il rien de different dans la vente d’un Manuscrit ? ”
