Résumé

M. S..... Un pèlerinage à La Salette (1852)

Au demeurant, ils sont tristes et mornes les sites que l'on contemple le long de cette route ; nous ne retrouvions plus les.
splendeurs et les magnificences de la veille; de grandes montagnes sans bois et sans ombres, terminées par des pitons nus et décharnés, des pâturages monotones, quelques torrents à moitié desséchés, voilà ce que nous aperçûmes sur notre chemin.
Cependant, cette nature porte avec elle quelque chose de grave, de solitaire et de profondément recueilli ; on comprend à son aspect que la reine des anges ait pu
choisir ces sommets pour piédestal d'une apparition.
Source : Gallica

M. S..... Un pèlerinage à La Salette (1852)

Enfin la cloche donna le signal de la grand'messe : ce fut un instant solennel ; un silence majestueux se fit soudais parmi ces milliers de pèlerins épars sur la montagne, et tous vinrent se grouper sur les rampes de l'amphithéâtre naturel que la nature formait autour de l'autel primitif.
Source : Gallica

M. S..... Un pèlerinage à La Salette (1852)

Au sortir de cette ville, la route offre un de ces caprices que les ingénieurs modernes ont rendus fréquents dans les pays de montagnes ; elle se dessine autour d'une côte horriblement escarpée en lacets tellement mullipliés, que, vus d'en bas, ils font l'effet d'une échelle gigantesque appliquée aux flancs de la montagne. La pente est néanmoins rapide, et l'on éprouve une impression d'effroi involontaire lorsqu'on se sent emporté sur ces dangereux échelons, hors desquels la moindre impulsion donnée à faux vous précipiterait dans l'abtme épouvantable que vous cotoyez.
Source : Gallica

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