Maxime Fourcheux de Montrond

Résumé

Maxime Fourcheux de Montrond Mon pélerinage à la Salette (5e édition… (1864)

Cheminer ainsi, par une soirée magnifique , avec l'espoir de rencontrer au terme de sa route les traces bénites d'une Mère de miséricorde, serait-ce donc une fatigue !. Oh ! non , ne le croyez point : il y a dans cette marche pénible vers un sanctuaire vénéré, un charme inconnu qu'on ne soupçonne point. Un flux de pensées mélancoliques, douces, sereines, délicieuses, passe et repasse alors dans l'âme du pèlerin. C'est un vague d'imagination qu'on aime, qui repose, qui fait du bien.
Source : Gallica

Maxime Fourcheux de Montrond Mon pélerinage à la Salette (5e édition… (1864)

Il semblait à mon imagination rêveuse, que me détachant de la terre je montais avec effort jusque vers ce fortuné séjour, dont la vue des merveilles d'ici-bas apporte quelquefois une vague pensée dans l'âme du chrétien. Oui, je pensais au ciel. Et pourquoi ne le dirais-je point? pourquoi ne pas accueillir comme un hôte bienfaisant ce délicieux souvenir durant la rude traversée de la vie? Je tenais justement à la main un pieux opuscule, extrait des œuvres d'un admirable saint qui a souvent parlé du ciel : le ciel était son trésor, trésor péniblement cherché et enfin trouvé: là était son cœur
Source : Gallica

Maxime Fourcheux de Montrond Mon pélerinage à la Salette (5e édition… (1864)

On ne songe plus à la terre , laissée bien loin derrière soi, et qui semble alors bien petite, bien misérable. Ces cimes gigantesques , ce silence , ce calme de la solitude, tout ce qu'on voit , tout ce qu'on sent, forme dans le cœur une sorte d'harmonie dont on ne se rend pas compte ; mais ce n'en est pas moins comme un concert de voix célestes, dont les notes dominantes sont toujours la grandeur, la puissance, la bonté de Dieu , et la tendre miséricorde de Marie.
Source : Gallica

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