Marius Batalla

Résumé

Marius Batalla Le torero grand d'Espagne (1922)

Prétendre sciemment s'en passer est pure démence. A le vouloir, un torero joue son nom, sa renommée, toute son histoire.
Lagartijo et Frascuelo retirés, Espartero mort, Fuentes encore néophyte, un torero extraordinaire demeura seul maître du cirque. Il s'appelait Guerrita. Il réunissait, chose unique et sans précédent Gallito n'était pas né, la sûreté du matador, la clairvoyante science du torero. Aucune rivalité n'était possible. Dans cette situation exceptionnelle, Guerrita crut, erreur fatale, que la foule lui céderait le pas, qu'elle suivrait sa volonté et marcherait dans son sillage.
Source : Gallica

Marius Batalla Le torero grand d'Espagne (1922)

La foule, flattée, a couvert de son indulgence ces principes discutables. Si elle a fait de ce prototype un idéal national, c'est que, sans oser se l'avouer à elle-même, elle se reconnaît dans cet idéal. Tous les Espagnols qu'ils le veuillent ou non, se sentent un peu des Don Juan. Ils prennent à leur actif les qualités et passent condamnation sur les vices.
Dans le spectacle de la course de taureaux, spectacle avant tout « national », il coule de source que le protagoniste, c'est-à-dire le torero, doive être la représentation du type national.
Source : Gallica

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